Portrait du visiteur en créateur - blogœuvre

Serial Portraits Sigrid Coggins

By

Portrait à dévoiler n° 10

Le  dixième  portrait a été dévoilé, découvrez-le ici !

 

By

Journal d’hier – 5

Vampires, loups et autres artistes

Regardant le dessin Serial Portrait ci-dessous, et laissant venir les images, j’ai fini par accepter de suivre la piste qui se proposait à moi malgré plusieurs tentatives pour en laisser éventuellement s’en imposer une autre. Mais rien à faire ! … le léger sillon s’est à chaque regard creusé davantage alors que subsistait en mon esprit le doute qu’il puisse y avoir un quelconque lien entre ce dessin d’un visage angélique et le monde ténébreux et légendaire des vampires. Constatant la force de l’évocation, je m’engage dans cette voie : ces boucles aristocratiques acceptant quelques échappées encadrent un regard à la fois innocent, bienveillant et vivant… et un petit quelque chose en plus… qui titille l’intuition lui suggérant que ce charme pourrait être vénéneux… le regard dans ce dessin ne serait-il pas un peu trop vivant pour l’être vraiment ? Et ne se dessine-t-il là pas une gourmandise teintée de l’assurance d’être satisfaite, le tout dégageant au final une légère folie pleine de ce charisme propre à ces vampires qui nous aiment avec tant d’ambiguité ? Relire Bram Stocker ou Anne Rice… et se demander finalement si l’artiste n’est pas une créature du même ordre que ces êtres qui fascinent et dérangent et que l’on essaye de circonscrire dans des limites balisées pour qu’ils effrayent moins, ces monstres qui regardent, dévorent et digèrent tout ce qui passe à leur portée pour tout rendre en une puissante régurgitation, celle qui fixe le fil du temps au travers des siècles qui passent ; ces humains qui bousculent en tentant d’échapper aux limites et basculent du côté des réprouvés et des inutiles voire des nuisibles, et dont on a pourtant un besoin confus… dont on souhaite la présence, tout en cherchant avec frissons les frontières forcément mouvantes avec lesquelles fonctionner pour éviter de se faire mordre, engloutir, digérer et transformer. Mais alors… à quoi bon ?

 

Regarde cette œuvre 

elle te demande ce qu’elle va 

pouvoir faire de toi

 

By

Visiteur 9

Le neuvième portrait a été dévoilé, découvrez-le ici !

 

By

Portrait du visiteur en critique d’art

Cliquez ici pour accéder à la page des Serial Portraits révélés, les dessinateurs ayant été dévoilés grâce à vos commentaires.

Vous pouvez aussi les découvrir en les sélectionnant un par un dans le menu dédié à droite de cette page.

By

La fameuse angoisse de la page blanche

La fameuse angoisse de la page blanche, c’est là l’un des aspects que je souhaite partager avec les visiteurs de mes expositions quand ils acceptent de venir à ma table pour participer à Serial Portraits.

Ma mission auto-imposée : en quelques minutes, faire passer le participant à Serial Portrait par toutes les étapes que vit un artiste quand il est en mode CREATION.

Les étapes-clefs du créateur en 13 points ? Allons-y.

1 – Un concept tentant …  une idée passe, une expérience inédite ? … on l’attrape au vol !

Vous vous êtes assis à ma table

Cliquer pour poursuivre votre lecture :

Read More

By

Visiteur n° 8

Le huitième portrait a été dévoilé, découvrez-le ici !

 

By

Visiteur n° 7

Ce portrait a été dévoilé, découvrez-le ici

 

By

Journal d’hier – 4

Ce n’est pas toujours le cas depuis que j’ai démarré cette recherche consistant à laisser remonter à la surface un souvenir enfoui grâce à la contemplation d’un portrait réalisé en me regardant, mais cette fois-ci, en suivant le fil des images et de leur signification, j’en arrive à un souvenir en lien avec ma dessinatrice.

Avec Danièle, on se connaît bien. Depuis longtemps en tous les cas : depuis l’enfance ;  et au collège, on était toujours ensemble.

Comme on le constate ici,  on ne s’est pas perdues de vue.

Ce croquis me donnait depuis le début une impression particulière comme un … quelque chose qui chercherait à remonter à la surface. Peut-être même a-t-il été un facteur déclenchant dans l’envie de plonger dans cet aspect des dessins Serial Portraits : en quoi me renouent-t-ils avec ces germes en moi comme autant de fleurs d’un temps passé, revenues à leur état initial de graine ? Il me faut les réveiller, remonter le temps. Ce dessin en a arrosé une.

Ce matin, enfin, révélation ! …. ce croquis m’amène dans l’univers aquatique de SUBMERMAN !  Suberman était un héros de bande-dessinée des années 60 : un héros fondamentalement bon, vivant sous l’eau au sein d’une population pacifique sans palmes et sans nageoires mais avec bronchies, dans une architecture féerique de peuple de l’eau. Malheureusement, il faut un méchant, et il y en avait un sous la forme d’un groupe extérieur et ennemi ne rêvant que d’une chose : asservir les gentils. Heureusement le héros fait son travail,  accompagné parfois de son amie la pieuvre géante.  Quel lien avec Danièle qui n’a certainement jamais lu ces recueils ? Le bien et le mal !  L’humain … est-il bon ? C’était là le deuxième grand thème de nos joutes oratoires de collégiennes, après le dangereux « Peut-on dire qu’on a été amies,  s’il advient un jour qu’on ne le soit plus ? ».

Le reste du temps on parlait de princes charmants virtuels.

Le virtuel est bien advenu.

 

L’éclairage des traits

hydrate les mailles du temps au

delà de lui-même

By

Journal d’hier – 3

Ma passion pour la lecture s’est déclenchée notamment grâce à la série d’anticipation « Histoire de …  » (de voyages dans le temps, de robots, de planètes, de catastrophes, de mutants etc …) qui rassemblait des nouvelles d’auteurs de tous styles et des toutes origines, avec un petit préambule pour chacune d’elle, j’adorais et dévorais ça.
C’est mon cousin Serge qui me les prêtait, il avait 10 ans de plus que moi, était étudiant et est devenu chercheur au Cern. Mais l’histoire que m’évoque ce dessin, je l’ai lu dans un recueil intitulé « Légendes de la fin des temps » de Michael Moorcock. Il décrit un monde où l’artiste désennuie les gens en un lieu extérieur tel un chef d’orchestre en créant par le geste une symphonie d’images multisensorielles d’éléments naturels qui métamorphosent le paysage et transportent ainsi tout le monde en un ailleurs provisoire et enchanteur. (Puis le monde redevient ce qui l’était.).

Comme un plasticien
qui aurait la légèreté
du musicien. Rêve.

By

Le journal d’hier-2

Souvenir apparu grâce au dessin (à voir ci-dessous) et à vos commentaires

Un matin alors que je m’apprêtais à partir pour Vidéoformes où j’exposais des Serial Portraits, je me suis levée… et ô surprise en me regardant dans le miroir, mon visage était devenu asymétrique : la moitié droite était le moi que je connaissais, tandis que du côté gauche…mon visage semblait avoir décidé de vieillir de 30 ans en une nuit.
Quelle mouche avait bien pu le piquer ? Mouche, tique ? Araignée ?
Très intriguée j’étais – et suis restée – face à ce phénomène qui ne dura pas heureusement, mais dont le souvenir est resté vif.
Mon oeil droit regardait mon oeil gauche et ne le reconnaissait plus comme frère, à la limite il voulait bien en faire son père, mais que pouvait-il bien en faire dans cette sphère qui était censée être une et non deux ?

Dans son sablier
une forme s’interroge : est-elle
eau ou est-elle sable ?