Portrait du visiteur en créateur - blogœuvre

Serial Portraits Sigrid Coggins

Serial Portraits au Festival de l’arpenteur / Dessin 25

La rencontre des mots et des traits : dessinateur à l’aveugle dévoilé ! Antoine Choplin, Auteur – Directeur artistique de Scènes Obliques

 

7 Responses to Serial Portraits au Festival de l’arpenteur / Dessin 25

  1. Serial Portrait Dévoilé !

  2. Narbah says:

    chère Sig,
    je suis actuellement sur la plage de Beurk et je pense au dessin que tu m’as envoyé depuis tes vacances à Arpenteur. Je vais commencer par t’expliquer pourquoi.
    C’est à cause d’une fille qui me regarde.
    En fait je ne sais pas trop si c’est elle ou bien moi qui regarde l’autre. De la façon dont elle est placée, je vois seulement sa tête rêveuse qui ressemble un peu à un poireau planté à l’envers.
    Mais ce n’est pas pour ça qu’elle me fait penser à toi : non !
    Il me faut remettre en mouvement les rouages ralentis de mes cellules grises baignée dans le rosé. Essayons.
    Le soleil est un déclencheur de rêves éveillés et je crois qu’il provoque comme de micro mirages. Belles femmes, belle donne, belladone, fente, rente, flamme, rame, pente, sente, Art, pente, poireau, etc.
    Ça n’a aucun rapport évidemment, pas plus qu’une peau de pêche avec un port de pêche ou une dame Galante avec cinq gars pour (Singapour) une Marie Galante couche toi là. C’est loin ! C’est loin !
    Mais comme je sais que tu attends de moi un travail soigné, et que je suis incapable de fournir un effort cohérent ces jours-ci, je vais écrire n’importe quoi. D’accord ?
    Donc voici ma critique.
    J’ai d’abord pensé à une méduse, et je voyais la chose ballottée par les vagues finir échouée, mollasse, blanche et visqueuse sur le sable chiné de varechs et de strates d’asphalte dégazé. J’aurais alors pu faire une grande digression sur la déliquescence de l’art et parler de ce thème qui ne tient à cœur à personne : la putréfaction, moderne incarnation des vanités chères aux classiques, et il était évidemment alors facile de parler de nature morte, de décharges d’ordures et d’adrénaline, de la mer Morte et du problème de la Palestine, de l’équilibre mondial écologique et bien entendu du réchauffement climatique. J’aurai aussi pu divaguer (je choisis mon vocabulaire de rien) et évoquer les dauphins étouffés par les sac en plastique flottant entre deux zoo.
    Et puis je me suis dit que ça ne se faisait pas en juillet et qu’il fallait être inculte comme un journaliste de télé pour oser importuner les gens en vacances avec ça !
    Alors, j’ai vu (une fulgurance) qu’il s’agissait d’un légume. Un navet probablement. La métaphore potagère m’a alors semblé plus pertinente. On a envie de légumes l’été, c’est vrai.
    Mais il faisait beaucoup trop chaud pour conserver une telle idée sans frigo.
    La plante comestible est un thème rare dans l’art contemporain. A part Archimboldo, je ne vois personne…donc rien de contemporain avec les légumes depuis le XVIème siècle. il était temps de s’y (re)mettre.
    Bonne idée donc.
    C’est alors que j’ai levé la tête et regardé cette fille en forme de poireau qui me regardait et j’ai été médusé. Donc, méduse et navet c’est tout comme. J’ai compris que j’avais vu un poireau.
    Donc voici ma critique : c’est un dessin plus intéressant qu’il n’y paraît au premier abord… à bientôt.
    Et ne vient pas me dire que je n’ai pas fait un effort !

  3. Isabelle says:

    Double regard…yeux…lunettes…cela me trouble…D’autant plus que celui-ci traverse le chapeau…créant une illusion de transparence….le tout ponctué d’un sourire d’une grande force d’expression,
    Le trait sûr, mûr, juste et beau dans dans une grande simplicité…

  4. Nathalie Chedal-Anglay says:

    Hum… Il me semble reconnaître ce trait… Et ton fameux chapeau, Sigrid !

  5. Marc Limousin says:

    Bateau-bouche et silhouette-rivière,
    chapeau-pont et vision-reflet (Casati revisitée),
    accostage en vue sur les rives de l’âme.

  6. vidalie says:

    un génie
    une génie
    de la cuisine
    un soupçon de Marco
    peut-être le chapeau
    mais l’ingrédient magique
    c’est la saisie des yeux
    qui se fait sur un lit de sourcils
    très peu de masque à ras
    et les sucs
    qui s’évaporent
    des cheveux

    un mets
    cru et tendre
    une parcelle
    de l’alchimie de sigrid…

  7. Nany says:

    il fallait oser…. moi je n’ai pas osé et j’ai regretté ; au moins ici, personne ne se prend au sérieux et c’est super…….

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