Portrait du visiteur en créateur - blogœuvre

Serial Portraits Sigrid Coggins

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Serial Portraits maintenant en Réalité Virtuelle !

Une image tirée du film VR Real Love du collectif VRstory

Une image tirée du film VR Real Love du collectif VRstory


Plasticienne ayant toujours eu à coeur de vous placer, vous visiteur/spectateur/regardeur… au centre de mes propositions artistiques, passionnée par les nouvelles technologies permettant de créer des univers innovants, c’est tout naturellement que je plonge dans la Réalité Virtuelle et que je vous propose de partir avec moi dans une nouvelle aventure Serial Portraits, cette fois ci en mode immersif !

Ayant toujours  - et depuis 2001 – pour axe fondateur celui des regards qui se font exister mutuellement autour de la création et de ses frontières, je suis actuellement en train d’écrire ce nouveau volet qui va prendre la forme d’un collier de sphères. En effet, la VR (Réalité Virtuelle) est un monde que l’on explore de l’intérieur, où l’on choisit là où l’on porte son regard. Une planète où vous, le spectateur, faites le cadre.

  1. RENDEZ-VOUS SERIAL PORTRAITS
  2. Prenons contact ! Quelles seraient vos dates possibles ? Serez-vous en groupes (3 maxi) ou en solo ? / Let's arrange a meeting : when ? How many people ? (3 max)
  3. Requis / Required
  4. Email requis / Mail Required
  5. Email requis / Mail Required
  6. Requis / Required
 

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VRment Artistiquement vôtre !

Sigrid Coggins

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Serial Portraits Croisés, qu’est-ce donc ?

C’est un processus artistique que je mets en œuvre directement avec vous. Un work in progress mettant en jeu la relation du visiteur à l’oeuvre par une proposition artistique avec l’artiste. La rencontre des regards qui se font exister mutuellement, l’exploration des frontières considérées comme des traits d’union plutôt que comme des séparations sont quelques uns des axes sous-tendant ce travail depuis 15 ans.
Plus de 1000 portraits de l’artiste par ses visiteurs d’expositions et autant de portraits du visiteur en créateur par l’artiste.
Où ?
En galeries, festivals, résidences artistiques également dans des lieux tels qu’hôpitaux, établissements pénitenciaires et bientôt, pour des personnes individuellement ou par deux, sur rendez-vous  (à Paris et à Annecy). Pour les conditions, me contacter. Pour les individuels, c’est gratuit et bien entendu dans la mesure des possibilités en terme d’agenda.
Je vous invite à lire cet article « Serial Portraitisons ensemble « .
A très bientôt !

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Xavier Querel, dessinateur à l’aveugle n°22 à l’Arpenteur

Xavier Querel, dessinateur à l’aveugle n°22 à l’Arpenteur

Pour lire les 6 commentaires qui en ont permis le dévoilement, cliquez ici

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Dessin dévoilant n°18 série Irkoutsk

Le journal inexistant / Ce que m’évoque le portrait fait à l’aveugle de moi par Christophe Miralles 

Dans ces multiples possibles, dans cette infinité de moi qu’il suffirait d’une intention un peu appuyée pour que l’une d’elle existe, comment décider ?

Ici, comme une synthèse de Serial Portraits. Comme si tous les portraits à l’aveugle avaient été jetés dans un sac et que le tas ainsi formé présentait un achèvement en permanente formation ; un amas faisant sens, avec une ligne pas si sombre qu’elle n’en a l’air.

Un oeil s’ouvre dans cette pénombre du doute, il fait acte de présence, il existe au monde, il raccorde, il s’accorde. L’autre semble fermé mais ne l’est pas, tout entier consacré a un ailleurs qu’il s’agit de faire exister ; parfois il prend le temps de remercier l’autre, reconnaissant envers son double, son oeil frère, de ce qu’il fait, de ce qu’il prend en charge. De ce qu’il permet de faire exister en le libérant de devoir être au monde et malgré l’inutilité ce que cela lui permet de produire, de ce qui ne peut évidemment avoir d’autre qualité au monde tant qu’il n’y sera pas présenté. Et même une fois là, l’utilité n’est pas évidente, pas plus que ne l’est le nouveau-né lambda pour la société. Jeux de lignes et d’ aiguillages, des rails et un râteau, jardin zen dévasté par l’incarnation du stylo suivant ; et pourtant,  de sa destruction systématique, une émergence nouvelle…le squelette reste toujours. Le même.

Ce râteau-stylo, 

de l’âme et de mon visage

chirurgie plastique

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Dessin dévoilant 60 – série arpenteur

Le journal inexistant.

Chacun des dessins que je regarde fait émerger un souvenir ou me rappelle un événement en rapport avec mon parcours d’artiste

Celui-là dont je veux parler avait deux yeux noirs qu’il utilisait pour hypnotiser son auditoire en jouant d’eux comme d’un instrument de musique, les notes s’envolaient de son regard pour rejoindre en une harmonie puissante les mots modulés, il racontait, il contait, il envoutait les uns, épouvantaient les autres.

Poète et  clown ; au mieux, jonglant avec tous les extrêmes qui le composaient, au pire traînant dans le néant des hôpitaux le puzzle aporétique de son existence, il gardait néanmoins en toutes circonstances le goût pour la belle garde-robe, les endroits chics, la conversation, les belles manières… autant de penchants difficiles à transposer dans l’univers de clochard céleste que son esprit en perpétuelle rébellion l’avait amené au final a préférer à tout autre possible. Impossible.

Etre le grain de sable dans le rouage, difficile art de vivre. Se mettre au service de l’art permet de faire la même chose et en même temps de vivre un peu.

Parle et meurt sans fin

Celui là qui veut tout dire

Par lui-même nié

 

 

 

 

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2 dévoilés, et la séance du 9 juillet mise en ligne, complétée !

Après quelques jours un peu loin de ces pages, j’ai fait une séance de rattrapage : deux dessins dévoilés et de nouveaux dessins mis en ligne. Les dévoilés ? Il s’agit de Muriel Denis et d’Irène Almès. Les nouveaux dessins ? Ce sont ceux numérotés de 51 à 60

A vous de jouer !

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Dessin dévoilant n°66 au festival de l’arpenteur

Ma très regrettée Anne Grossenächer / Iten, cette amie rencontrée en cours d’histoire de l’art à l’université Stendhal de Grenoble,  avait commencé à me raconter son mode de vie suisse lors de notre voyage en train vers sa maison familiale où nous allions passer le week-end, à Genève donc. Devant ma réaction estomaquée quand elle m’avait dit, en préambule, que leur maison disposait d’un abris anti-atomique, volte-face de sa part par laquelle elle m’avouait, qu’en fait,  ils étaient très pauvres et que mieux valait que je sois prévenue des conditions … un peu limites de l’habitation. Le tableau décrit est devenu de plus en plus sombre et au final passablement angoissant… et au fur et à mesure que nous approchions, j’étais de plus en plus intriguée par ce que j’allais vraiment découvrir.

Ce qu’il y avait à investir lors de notre arrivée, c’était une fort belle maison genevoise, avec,  en effet, un (superbe ?) abri anti-atomique avec wc chimique et fenêtre de 30 cm d’épaisseur, l’espace servant finalement de cellier, grenier et cave… rendant l’ensemble tout à fait inefficace en cas d’urgence nucléaire.

Dans le train, ma réaction d’incrédulité l’avait amusée,  et avec son esprit … tendance taquin, elle en avait profité pour s’amuser gentiment à mes dépens. Mais qui,  en France,  dispose de ce genre d’espace, tandis qu’en Suisse c était (c’est ?)  habituel ?

De plus, de mon côté, c’était en grande lectrice de SF que j’avais accueilli son information d’abri intégré :  le terme m’avait immédiatement évoqué une nouvelle très touchante – lue dans la collection poche « Histoires de…. » déjà mentionnée sur ce blog – d’un jeune garçon qui,  tous les jours en se rendant à l’école,  passait devant un magasin vendant des abris haut-de-gamme, super efficaces, brillants, rassurants. Ces grandes boîtes luxueuses et abritant de tous les dangers possibles, – dangers qu’il n’y avait nul besoin d’imaginer dans un contexte toujours plus menaçant – envahissaient l’esprit du jeune garçon qui rêvait avec une intensité chaque jour plus forte que sa famille puisse enfin s’offrir la sécurité à laquelle son coeur aspirait tant. Les parents, aimants, constatant l’état dépressif de leur fils face à leur incapacité à assurer, se concertent longuement, hésitent puis se lancent avec inquiétude dans un prêt pour acheter non seulement un bel abri antiatomique, mais, ne faisant pas les choses à moitié et aidés en cela par un vendeur aguerri, achète le plus beau de tous.  Le miracle au retour de l’école ce jour là ! S’ensuit le bonheur absolu, le garçon est enfin comme tout le monde, sa vie reprend un sens, il respire !  Tous les jours en rentrant de l’école, il s’installe dans son abri et savoure sa liberté entre ces quatre murs.

Il pourrait y vivre en permanence tant il est heureux,  si on le laissait faire…

Un jour, cependant, c’est le drame. Il rentre, et à la place de l’abri, un grand trou.

Les parents n’ont pas pu payer l’échéance.

Retour de l’insécurité, de la peur et fin de l’histoire.

Dans ce dessin, les deux pupilles de l’oeil, exilés de leur orbite, sont descendus visiter cet espace devenu vide de protection, tandis que l’esprit, tel un funambule de l’impossible, sans fil ni filet,  tente de maintenir l’homogénéité de l’être en tissant les liens qui vont en permettre la solidification.

Anne n’ est plus.  Rappel, 

elle m’a renommée un jour

La femme qui marche.  Anne….

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Dessin dévoilant n°2 au festival de l’arpenteur

Cette nuit à la faveur d’une fausse insomnie,  j’ai voyagé dans le temps. Un non sommeil heureux et clair, une nuit comme en plein jour, une vie parallèle. J’ai été projetée dans la vie de mon enfance comme si j’y étais de nouveau, en petites touches intenses, un peu comme si je feuilletais un catalogue, ou un menu, et que je goûtais en esprit la matérialisation possible de l’objet ou du plat sur lequel je m’attardais. Mais toute à l’émerveillement d’une telle possibilité, comme un enfant dans un magasin de jouets,  je zappais sans chercher à m’accrocher à l’un ou à l’autre des possibles, savourant la force étonnante de ce que je ne peux pas nommer des évocations, tant l’impression de réalité s’imposait. C’était. Nuit et clarté simultanément à l’œuvre. Emotions retrouvées, pleines et vives, de ce que je croyais ne plus devoir rencontrer jamais autrement qu’ au travers d’images un peu séchées, qu’elles soient de papier, ou mentales. Un papier dont les multi-couches soudainement séparées, révèle l’infinité du nombre qui le compose,  comme autant d’instants au temps infini, rendu tel par le sentiment et l’émotion retrouvés. Ils étaient derrière la porte, dans le placard. Là où il y a les monstres quand on est petit.

Ces portraits, autant de portes ouvertes. Merci aux dessinateurs à l’aveugles de permettre ce délicieux goûter de l’infini.

 

Des portes d’instant

formant colonne vertébrale

s’ouvrent à l’infini

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Dessin dévoilant n°81 au festival de l’arpenteur

Dessinateur Serial Portrait révélé entre-temps : retrouvez le ici

Arpenteur Dessin n° 81
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Du temps pas si lointain où je faisais des insomnies, n’ayant alors aucune confiance dans les somnifères chimiques j’ai gardé l’habitude, en cas de réveil nocturne, de me décrocher le cerveau de manière efficace et rapide en lisant des Picsou magazines.

Actuellement, si ces réveils, s’activant plus aux bruits extérieurs qu’aux exclamations internes, sont devenus rares, j’ai toujours à portée de main un Picsou mag.

Les chats adorent se promener sur les toits.

Mais tout autre activité typiquement félinienne peut se faire aussi sur les toits.

La nuit dernière par exemple, mes matous avaient organisé un fight club vers les 3 h du matin.

Sur mon toit donc au dessus de ma tête endormie depuis 4 bonnes heures.

(Je les soupçonne de se venger parce que je les mets dehors pour qu’ils ne me réveillent pas en miaulant la nuit dans la maison. Je sais. Mais j’aime les chats.)

Or, j’avais fort heureusement sous mon oreiller un hors-série collector de Picsou Magazine tout neuf, le tome 2 des « 80 ans de Donald ». Acheté la veille.

Bien m’en avait pris ! Car j’y ai lu une histoire que j’ai décidé être … un hommage caché à mes Serial portraits. Carrément. En effet, l’histoire écrite en 2011 a été réalisée par différents dessinateurs (un par page) et raconte comment les neveux de Donald, cherchant à lui faire un cadeau pour son anniversaire, embauchent un dessinateur pour lui faire son portrait. Mais comme ils souhaitent que ce soit une surprise complète pour leur oncle, ils doivent trouver une solution pour le faire poser sans qu’il s’en rende compte. Donald étant un personnage par nature très agité cela complique la tâche du dessinateur qui esquisse des croquis très rapides mais sans en être satisfait. Il jette l’éponge. S’ensuit un défilé… les dessinateurs se succèdent en effet, démissionnant les uns après les autres. Et pour chacun d’eux, Riri, Fifi et Loulou créent une situation nouvelle pour tenter de maintenir immobile leur oncle sans pour autant lui mettre la puce à l’oreille : l’obliger à attendre un appel téléphonique( ce qui le rend furieux), le gaver de nourriture pour l’endormir, (ça le rend pas beau) lui trouver un travail comme modèle pour une école de peinture et parmi les élèves se cache un pro (qui gaffe avec une remarque qui déplaît à Donald), l’impliquer dans un défi avec Gontran où il doit compter les étoiles filantes (mais le dessinateur n’y voit rien, ça l’embête) ET enfin, une attraction dans une fête foraine appelé « Foire aux bruits » où deux chaises se font face à face et où les deux participants doivent s’asseoir et se regarder… les yeux dans les yeux le plus longtemps possible. Donald gagne mais ça le rend un peu zinzin par effet hypnotique et évidemment ça se voit dans les croquis.

… à la fin, pour son anniversaire, Donald reçoit donc plein de dessins de lui dans tous ses états et après avoir commenté : « Remarquez tout de même qu’elles ne sont pas ressemblantes ! », la conclusion de l’histoire est dans ses remerciements avec un joli « Peut-être que ma personnalité déborde du cadre ! Merci ! C’est le plus chouette des cadeaux ! « .
Si c’est pas une super référence, ça !
Ce dessin n°81 réalisé à l’aveugle durant le Festival de l’Arpenteur, m’évoque cette multitude de soi-même », multitude liée parfois à son état intérieur, parfois aux regards de l’autre, parfois au fait qu’on est modèle de beaucoup de dessinateurs.

Les yeux dans les yeux
je dois admettre que parfois
je dépasse les bornes

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Sigrid Coggins, 25 juillet 2014

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Portrait à révéler n°27

Ce portrait a été révélé ! Rendez-vous ICI pour le découvrir.