Portrait du visiteur en créateur - blogœuvre

Serial Portraits Sigrid Coggins

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Catherine Affre, retour de miroir !

21 – Le mot du dessinateur et participant à Serial Portrait Catherine Affre

Un témoignage ;

Bon, j’y suis…La loge, drapée de blanc et une lumière diffuse comme une invitation informelle. Tu es là, en contre-jour, immobile, vêtue de noir. Je pense à une panthère vénérable dans son Orient.

Et puis cet écran, comme un miroir aveugle, qui me gêne un peu et me renvoie à (m)toi.

Tu es là, devant moi, en silence mais bien présente: l’oeil en témoigne. Qu’est-ce qu’il dénude ainsi à me fixer et que je contrôle pas ? Mais le regard est bienveillant, il me rassure. Faire ton portrait, moi qui ne sais dessiner ?

Je t’observe? Ton oeil « frisé » révèle la séductrice, pourtant il m’est difficile d’y trouver une réaction! Les sensations se bousculent un peu, le crayon glisse, griffe et caresse à la fois la feuille et ton visage. Je ne maîtrise rien, je me laisse porter par l’atmosphère que tu poses dans l’aventure, traçant sur l’invisible les lignes offertes de ton visage qui s’étire.

Ne pas trahir ni oublier…

Je suis impatiente, nerveuse alors que tu es dans la lenteur.

Le voyage mouvementé de ma main cesse quand je vois une ombre passer.

L’ennui, le tien ou le mien ? Je ne sais pas.

Et le dessin dans tout ça ?

Je n’ai pas l’impression qu’il m’appartienne encore moins qu’il te ressemble !

Ces traits ne sont qu’apparence et mes pensées de l’instant illusions.

Et pourtant !

Catherine Affre,  2 novembre 2014 . Pour voir son Serial Portraits, cliquer ici

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Le mot du dessinateur à l’aveugle Jean Choplin

Retrouvez son regard ici !

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Le mot de la dessinatrice et participante à Serial Portrait – Muriel Denis

Le mot de la dessinatrice et participante à Serial Portrait – Muriel Denis

Libraire, galeriste, médiateur culturel dans un hôpital, aide à domicile, professeur de flûte, animatrice d’ateliers d’écriture, auxiliaire de vie scolaire, et un jour bibliothécaire !

il y avait ce collier… j’ai commencé par lui… puis je suis remonté, trop haut, et le dessin a pris son envol sans que mon trait corresponde à ce que je voyais »
ce dessin me trouble, m’interroge, si éloigné de ce que j’ai vu et pourtant si proche de ce que je devais ressentir ce jour-là à l’arpenteur, après une journée passée à écrire dans la brume de la montagne. J’aime beaucoup le petit personnage fortuit qui se dessine entre les deux « sourcils », on dirait une silhouette de Giacometti, un homme qui marche.
« je t’écris de ma brume là où le froid s’immisce où l’humidité crisse où le silence est mien. Autour de moi pourtant du bleu et de l’or. »
On cherche dans un dessin ce qui relève de traits connus, et on part dans l’inconnu.

Muriel Denis, 27 septembre 2014