Portrait du visiteur en créateur - blogœuvre

Serial Portraits Sigrid Coggins

Serial Portraits au Festival de l’arpenteur / Dessin 1

La rencontre des mots et des traits, dessinatrice à l’aveugle dévoilée !

Valérie Lucas.

 

Dessins N°1 de la séance du 5 juillet au Festival de l’Arpenteur 

6 Responses to Serial Portraits au Festival de l’arpenteur / Dessin 1

  1. Narbah says:

    Pour ceux qui connaissent « La Mariée à Double Face“ de Marc Chagall, la source d’inspiration de ce dessin ne recèle aucun mystère : il n’y a pas photo, c’est un dessin spiré.

    On oublie trop souvent le rôle capital que tient le dessin spriré dans le développement de l’art moderne, puis de l’art contemporain, puis de l’art actuel, vivant, d’après guerre, d’avant garde, futuriste, d’aujourd’hui, etc.

    L´art du XXeme siècle s’est nourri du songe d’une émancipation à l´égard de toutes les traditions susceptibles de persécuter l’acte créateur, abreuvée du rêve blasphématoire de l’ego surhumain, transgressant le classicisme de « mouvements » en « tendances », jusqu’à atteindre une sorte d’absence où comme dans certains courants religieux il est interdit de prononcer Son nom.

    Aujourd’hui, ce n’est plus devant l’image d’un christ en souffrance ni d’une foufoune poilue derrière un rideau qu’il s’agit de se prosterner, mais devant une surface d’un blanc uniforme, ou une texture d’un noir granuleux, ou encore la splendeur d’un bleu profond.

    Un urinoir, une pipe qui n’en est pas une (mais qu’est-ce qu’une pipe au juste ? * ), une fille qui dort pendant cinq heures et vingt et une minutes, une boite de soupe, une prostituée à Barbes sur une toile cirée, un menhir sur un rond point, etc.
    Mais me direz vous, que vient faire le dessin spiré là dedans ?

    Mais c »est la résistance bien entendu.

    La tension persistante et insurmontable de l’acte parfois tenu secret de tous ceux qui persistent à dessiner quand plus personne ne s’autorise à le faire. Pourtant, et malgré les innombrables et valeureux efforts de déconstruction, les systèmes éternellement renaissent sous la forme primitive du dessin spiré.

    Cette “Fiancée à double Face“ si l’on me permet de la nommer affectueusement ainsi, est la résurgence de Chagall dans la période actuelle, transcrite par un médium aveugle et guidé par l’esprit frappeur de Sigrid Coggins.

    Une révélation.

    Glen Baxter aurait peut -être même songé à un buste votif de Juliette Gréco.

    * “une bonne pipe et hop, au lit !“ – extrait de Blake et Mortimer cité de mémoire par Frantz Barteld.

  2. najar says:

    Masques! Ô Masques!
    Masques noirs masques rouges, vous masques blanc-et-noir
    Masques aux quatre points d’où souffle l’Esprit
    Je vous salue dans le silence!
    (L. S. Senghor)

  3. Glad says:

    ….je me souviens d’un être qui réussissait à être différent à chaque instant sans cesser d’être honnêtement lui, jamais….

  4. Deborah Coggins says:

    Happy, pleasant, contentment projecting outward.

  5. Anik says:

    Deux visages souriant, que l’on pourrait voir comme une façade; mais se cache; au milieu des deux; un troisième, tout aussi souriant.
    Parfois on ne joue pas….On est

  6. Gaelyc says:

    On se voit dédoublé. Le visage et le masque se sont mélangés, se sont séparés, sont inséparables. La frontière entre le coeur et la surface est inexistante. Le sourire se cache pour mieux se dévoiler. Les yeux se ferment pour que les visages soient plus ouverts. Le cou tendu emmène le serial portrait biface dans les hauteurs du papier blanc. On rêve… Deux rêves distincts qui sont à jamais liés.

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